Plantes envahissantes

Contexte


Les invasions biologiques par les plantes figurent parmi les problèmes écologiques mondiaux. Elles représentent la deuxième cause des pertes de biodiversité après la destruction des habitats naturels.


Les plantes envahissantes sont généralement des plantes exotiques qui entrent en compétition avec la végétation locale. Alors que toutes les plantes envahissantes peuvent être considérées des mauvaises herbes, toutes les mauvaises herbes ne sont pas envahissantes. Plusieurs mauvaises herbes et plantes exotiques ne nuisent pas aux communautés de plantes indigènes. Certaines plantes indigènes agressives peuvent aussi agir d'une façon envahissante dans les environnements perturbés. Lorsque envahissantes, les espèces exotiques croissent en dehors de leur aire de répartition naturelle et elles ne sont pas contrôlées par les interactions normales des prédateurs, des parasites, des maladies et de la concurrence par les autres plantes. Ces plantes ont des qualités reproductives agressives telles que la croissance rapide, la production de graines abondantes, la dispersion de graines sur de grandes étendues et la propagation végétative vigoureuse. Les plantes envahissantes ont une grande capacité d’adaptation et peuvent tolérer un éventail de conditions d'habitat.

 Les plantes envahissantes à Chelsea

Les plantes envahissantes sont en train de devenir de plus en plus répandues à Chelsea et dans les régions avoisinantes. Ces envahisseurs perturbent les écosystèmes naturels, remplacent et éliminent les espèces indigènes et réduisent les ressources biologiques uniques et diverses de notre région.


Par conséquent, l'identification et le contrôle des espèces envahissantes est d’une grande importance.


Si vous découvrez une plante envahissante à Chelsea, veuillez signaler sa présence en contactant Véronique Juneau au 819 827-6227.


Pour plus d’information:

  • Environnement Canada
  • Réseau Canadien pour la Conservation de la Flore
  • The Nature Conservancy (anglais seulement)
  • The Nature Conservancy, Équipe des espèces invasives (anglais seulement)
  • Invading Species (anglais seulement)
 Panais sauvage

La Municipalité sensibilise sa population à la présence de panais sauvage sur son territoire. Aux contact du panais sauvage, certaines personnes ont de graves réactions cutanés. Ainsi, des panneaux seront installés aux abords des terrains municipaux fréquentés pour avertir la population de la présence de panais sauvage. Nous vous encourageons à l’identifier, ne pas vous en approcher et l’éliminer de votre terrain si elle vous gêne.


La Municipalité invite les résidents à :
- S’informer pour être en mesure d’identifier cette plante et d’éviter son contact.
- Apprendre aux enfants à l’identifier et à en rester éloignés.
- Si du panais sauvage pousse à un endroit fréquemment utilisé de votre propriété, vous pouvez l’éradiquer en prenant les précautions nécessaires. (La fiche ci-dessous présente des informations plus détaillées.)
- Vous pouvez nous rapporter les observations de panais sauvage sur des terrains municipaux (incluant une description du site, le nombre de plants et une photo si possible, par courriel à v.juneau@chelsea.ca).

 Description

Le panais sauvage mesure de 50 à 150 centimètres. Ses feuilles sont dentelées et la plante produit de petites fleurs jaunes comptant cinq pétales. Ses fleurs forment des grappes en forme d’ombelles, semblables à un parasol. On peut le retrouver notamment dans les fossés le long des routes, près des emprises de chemin de fer, dans les fissures de la chaussée des parcs de stationnement, autour des terrains de sports et de loisirs, dans les champs et les pâturages, dans les cours et le long des clôtures.
 

Illustrations du panais sauvage

     

 Effets sur la santé

La sève du panais sauvage peut causer des éruptions cutanées sévères, des ampoules ou des brûlures causant des cicatrices brunes qui peuvent demeurer visibles plusieurs années. Un contact avec les yeux peut entraîner une cécité temporaire ou, dans les cas les plus graves, permanente. Ces situations se produisent lorsque la tige de la plante est cassée ou bien lorsqu’un individu se frotte sur la plante.

 Comment se protéger

La meilleure façon de se protéger est de savoir reconnaître le panais sauvage. Ensuite, enlever le panais sauvage représente une bonne façon d’éviter sa propagation. Pour ce faire, nous recommandons de porter des lunettes et une combinaison de travail imperméable, ainsi que des gants imperméables et des bottes de caoutchouc. Avant de les retirer par la suite, nettoyer le tout avec du savon afin d’éviter d’être contaminé par votre équipement.


Trois façons existent afin de se débarrasser du panais sauvage :

- Fauchage : Le fauchage est une façon pratique de contrôler la propagation du panais sauvage, mais il doit être fait entre la fin juin et le début juillet, avant que la plante ne fleurisse. Faucher plus tard pourrait propager les graines et empirer l’infestation de panais sauvage.

-  Retrait manuel : Le fait de retirer le plant de panais sauvage du sol le tuera. Il est plus facile de retirer les plantes qui ont de grosses tiges après une période de pluie ou de sécheresse, quand les racines ont rapetissé. Toutefois, cette méthode n’est pas pratique s’il y a une importante infestation dans la région.

- Creusage : Si vous creusez pour enlever le panais sauvage, utilisez une pelle étroite, une bêche ou un déplantoir pour amollir la terre et déraciner la plante. Si la partie supérieure de la plante a commencé à produire des graines, la plante devrait être retirée de l’endroit et brûlée pour éviter la propagation.

Pour plus d’informations, nous vous invitons à consulter ces sources de renseignements additionnels sur le panais:


Panais sauvage. Gouvernement de l’Ontario, juillet 2014.
http://www.ontario.ca/fr/document/panais-sauvage


Le Bureau de santé de l’est de l’Ontario, Environnement, Panais sauvage, http://www.eohu.ca/segments/topics_f.php?segmentID=3&topicID=356
http://www.labour.gov.on.ca/french/hs/pubs/hazardous_plants.php

 Cynanche (Cynanchum rossicum)

La cynanche, aussi connue sous le nom de vigne adventice, est membre de la famille des asclépiadacées. C’est une vigne exotique, entortillante et vivace, qui vient de l’Eurasie. Les vignes peuvent atteindre deux mètres de hauteur, et portent des petites fleurs rosées ou rouge foncé qui apparaissent vers la fin du mois de mai ou le début du mois de juin. Ses feuilles ovales sont vert foncé, lisses et brillantes, et poussent deux par deux. Les cosses qui renferment les graines apparaissent vers la fin du mois de juin et deviennent matures vers la mi-juillet. Chaque cosse produit de nombreuses graines portant des filaments soyeux et pouvant être transportées par le vent.

 

  Reproduction

La cynanche peut se reproduire à l’aide de graines ou par son système de racines souterraines massif (rhizomes). La graine est extrêmement viable une fois qu'elle germe et les rhizomes peuvent également produire beaucoup de nouvelles plantes.

 Menace écologique

La cynanche pousse bien au soleil, à l’ombre et dans tous les types de sol, ce qui la rend extrêmement difficile à contrôler. Les vignes peuvent former des colonies relativement denses qui étouffent les petites plantes, et peuvent parfois couvrir complètement les petits arbres et arbustes, causant des déformations et possiblement la mort.


Dans certains cas, des vieux champs occupés principalement par des verges d’or et des herbes sont remplacés presque exclusivement par la cynanche, ce qui perturbe la succession normale et change complètement la structure physique de ces habitats.

  Options de gestion

Déterrer les plantes

  • Retirez les plantes du site et détruisez-les. L’éradication sur une petite échelle doit être faite soigneusement et demande du dévouement. Le réseau de racines en entier doit être déterré avant que les graines ne mûrissent.

Labourer et planter

  • Une infestation locale pourrait être contrôlée en labourant et en plantant une récolte annuelle jusqu'à ce que la banque de graines dans le sol soit épuisée, probablement aussi longtemps que cinq ans.

Tondre et recouvrir de paillis

  • Coupez les plants de la mi-juin à la fin juin, lorsque les cosses commencent à apparaître, pour aider à arrêter la production de graines. Le fait de recouvrir de paillis la région affectée aide à prévenir la germination de nouvelles plantes à partir du rhizome.


Avertissement!

 

  • La sève de cette plante peut provoquer une réaction allergique chez certaines personnes. Portez des gants lorsque vous la manipulez et lavez la peau exposée avec du savon lorsque vous avez terminé.
   Disposition des plantes

Pour de petites infestations, les cosses et les racines peuvent être placées dans des sacs en papier pour qu’elles se dessèchent, puis être brûlées. Une autre méthode consiste à faire bouillir les graines pendant au moins dix minutes pour s'assurer qu'elles ne germeront jamais. Vous pouvez également placer les graines dans de l'eau jusqu'à ce qu'elles se décomposent (plusieurs mois). Le reste de la plante, la tige et les feuilles, peut être composté.


Pour de plus grandes infestations, les cosses et les racines, ou les plantes entières, peuvent être placées dans des sacs en plastique résistant, puis gardées jusqu’à ce qu’elles puissent être brûlées. Une autre option consiste à ajouter de l’eau dans les sacs en plastique, puis de les laisser au soleil pour quelques mois. Le mélange en résultant peut ensuite être jeté de façon sécuritaire dans une pile de compost.

La matière verte ne sera pas ramassée par la Municipalité lors de la collecte des ordures ménagères. Veuillez, si possible, la jeter dans une pile de compost, ou la garder jusqu’à l’automne ou l’hiver lorsqu’elle pourra être brûlée de façon sécuritaire dans un feu extérieur. 

   Photos de la cynanche

Berce du Caucase (Heracleum mantegazzianum)

Dépliant

La berce du Caucase est une plante herbacée géante (jusqu'à cinq mètres de hauteur), vivace et pluriannuelle. Cette espèce exotique envahissante de la famille des Apiaceae a une tige robuste, d’un diamètre de 5 à 10 cm, striée, creuse et pourvue de poils blancs qui sont durs principalement à la base des folioles. Ses feuilles sont profondément dentelées, de grande taille (1 à 1,5 m et jusqu’à 2,5 m pour les feuilles basales), de couleur vert foncé et divisées en trois larges folioles irréguliers. La berce du Caucase fleurit de juin à août. Ses fleurs sont petites (environ 12 mm), blanches verdâtres et regroupées en inflorescences constituées de 4 à 12 ombelles de 20 à 150 cm de diamètre. Les fruits matures sont beige, de forme elliptique-plat-ailée (ou ovales et poilus), et mesurent de 6 à 18 mm de long et de 4 à 10 mm de large.

  Reproduction

Chaque plant produit en moyenne entre 30 000 et 50 000 graines (akènes) ailées, mais certains plants peuvent produire jusqu’à 100 000 graines. Ces akènes ovales et poilus ont la capacité de demeurer viables de 5 à 6 ans dans le sol, mais certaines peuvent y demeurer viables jusqu’à 15 ans. Ils peuvent être transportés par le vent sur de courtes distances (8 à 10 mètres) ou sur de grandes distances par les ruisseaux et rivières. La grande taille de sa racine pivotante (60 cm) permet une croissance et une régénération rapide de la plante lorsque cette dernière est coupée. Cette grande productivité et la facilité de régénération de la berce du Caucase expliquent son succès de colonisation. Ce mode de reproduction signifie que même un plant isolé a la capacité de fonder une nouvelle colonie.

  Menace écologique

La berce du Caucase a généralement été introduite dans un secteur pour des raisons horticoles. On la trouve donc sur des terrains privés dont elle s'échappe souvent pour coloniser d'autres milieux, tels que les berges de cours d'eau, les fossés, les abords de chemins de fer et des routes. Elle peut aussi se développer dans les prés, les terrains vagues et les champs agricoles.


Cette plante envahissante développe rapidement de très grandes colonies et menace les espèces végétales indigènes. Elle a fait récemment son apparition au Québec et est déjà présente dans plusieurs régions, s'étalant de l'Outaouais à la Côte-Nord et au Bas-St-Laurent.

 Toxicité

**Avertissement** : Les poils et les nodules de la tige et des feuilles contiennent une sève laiteuse, incolore, inodore et très toxique causant des irritations graves, des brûlures et des dermatites.


La sève de la berce du Caucase contient des composés chimiques toxiques activés par la lumière, appelés furanocoumarines. Bien que le contact initial avec la sève soit indolore, l'exposition aux rayons ultraviolets du soleil active les furanocoumarines et peut provoquer une brûlure parfois sérieuse appelée phytophotodermatite. Cette affection cutanée est caractérisée par une rougeur et une enflure locale, suivies par l'apparition de cloques parfois étendues sur plusieurs centimètres. La guérison prend habituellement une semaine, mais les lésions demeurent souvent sensibles au soleil et laissent des taches foncées, qui peuvent perdurer plusieurs mois.


Il est donc très important de se protéger lors de la manipulation de la berce du Caucase, notamment en couvrant toutes les parties de son corps et les yeux.

 Options de gestion

Il est très important de limiter la propagation de la berce du Caucase, de ne jamais la semer, la planter, la multiplier ou la transporter. Dans la mesure du possible, il faut éliminer la plante et détruire sa repousse.

  • Avant d’effectuer tout arrachage, il faut prendre les mesures de sécurité suivantes pour éviter l'exposition à la sève toxique :
  • Couvrir toutes les parties du corps par des habits protecteurs non absorbants (pantalons longs, manches longues et gants à manchons longs);
  • Enlever les vêtements et les gants en les retournant à l'envers;
  • Protéger les yeux ou tout le visage (visière);
  • S'assurer que personne ne se trouve dans un rayon où il pourrait être atteint par des gouttes de sève ou des débris de plante;
  • Préférer l'utilisation d'un couteau ou d'une pelle ronde pour couper les tiges et les racines;
  • Laver les outils en contact avec la sève de la plante (sécateur, débroussailleuse, etc.).
 Déterrer les plantes

Retirez les plantes du site et détruisez-les. Si seules les tiges sont coupées et que la racine survit, la plante pourra produire de nouvelles tiges au cours de la même année et l’année suivante. Il est donc important de sectionner les racines de la plante à une profondeur d’environ 20 cm sous la surface du sol à l’aide d’une pelle ronde ou d’un couteau rigide à long manche pour la retirer du sol.

 Labourer et planter

Une infestation locale pourrait être contrôlée en labourant sur une profondeur de 24 cm et en plantant une récolte annuelle jusqu'à ce que la banque de graines dans le sol soit épuisée.

 Tondre et semer des graminées

Coupez les plants de la mi-juin à la fin août, 2 à 3 fois par année, durant plusieurs années. Le fait de recouvrir de paillis la région affectée ou de semer un mélange de graminées aide à prévenir la germination de nouvelles plantes à partir du rhizome.

 Application d'herbicides

Appliquez du glyphosate ou du triclopyr sur les feuilles, ou injectez le produit dans les tiges. Plusieurs applications sont nécessaires. Un permis de la Municipalité des Chelsea doit être obtenu avant l’application d’herbicides.

  Mesures à prendre en cas d'exposition

Lorsqu'il y a eu contact de la sève avec la peau, éliminez la sève le plus rapidement possible en l'épongeant, pour éviter de l'étendre, lavez au savon doux et rincez abondamment avec de l'eau. Couvrez les zones touchées pour éviter l'exposition à la lumière pour une durée minimale de 48 heures.


S'il y a une brûlure, évitez toute exposition à la lumière pour un minimum de sept jours et utilisez un écran solaire (minimum fps 30) pour six mois.


Si les yeux sont atteints, rincez abondamment, portez des lunettes de soleil pour éviter l'exposition à la lumière et consultez un médecin rapidement.


Dans tous les cas il faut consulter un médecin lorsque :

  • Les yeux sont atteints;
  • La personne fait de la fièvre;
  • La personne présente des lésions importantes (plus grandes qu'une pièce de 25 cents);
  • Un enfant est atteint.
 Disposition des plantes

D’une manière générale, pour se débarrasser des plants coupés, il faut les sécher en les plaçant dans des sacs en plastiques robustes et hermétiques exposés au soleil pendant un minimum d’une semaine.


Une autre option est de placer les plantes dans des sacs en papier et de les garder jusqu’à l’automne ou l’hiver lorsqu’elles pourront être brûlées de façon sécuritaire dans un feu extérieur.

 Organismes à contacter pour plus d'informations

Problème relatif à la santé

 

  • Info santé (8-1-1) ou contactez votre médecin

 

Problème relatif au contrôle de la plante

  • Centre d'information du ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs :
  • Courriel : info@mddep.gouv.qc.ca
  • Téléphone : 418 521-3830 ou 1 800 561-1616
  • Télécopieur : 418 646-5974
 Déclaration de la présence de la plante

Réseau de surveillance des plantes exotiques envahissantes

Ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs

  • Courriel : info@mddep.gouv.qc.ca
  • Téléphone : 418 521-3830 ou 1 800 561-1616
  • Télécopieur : 418 646-5974

Municipalité de Chelsea

  • Isabelle Pitre, 819-827-6227


Liens utiles

 Photos de la Berce du Caucase