Animaux importuns

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Améliorer le réseau routier pour le bien-être de la faune et pour la sécurité des usagers

Le développement humain étant en croissance constante, de plus en plus de routes sont construites. Il est donc important de connaître et considérer les conséquences de de ces changements sur la vie sauvage. Que ce soit en quête d’un abri, un habitat ou de nourriture, plusieurs animaux traversent les routes tous les jours. Ainsi, lorsqu’une route est construite dans une région très fréquentée par la faune, les risques de collision avec un animal deviennent élevés. Cela est particulièrement problématique pour la sécurité des automobilistes et des animaux lorsque ces routes croisent l’habitat de très larges animaux tels le cerf ou l’orignal. Il y a également plusieurs effets plus discrets sur la faune notamment la création de barrières, la fragmentation des habitats, la pollution (air, bruit et lumière), l’augmentation de la mortalité (mort par collision) et parfois même la réduction ou l’élimination de populations animales dans certains secteurs. Il est donc important de prendre des mesures d’atténuation de ces effets lors de la construction des routes.

La Ceinture verte de la Capitale Nationale et le Parc de la Gatineau contiennent une biodiversité remarquable qui génère de grandes occasions pour le tourisme écologique et fournit plusieurs services écologiques. Cependant, plusieurs aires à la biodiversité riche sont sensibles au développement et particulièrement à la construction de nouvelles routes et à l’augmentation du réseau routier. Le réseau routier a-t-il un impact nuisible sur la biodiversité de la région de la Capitale? Quelles sont les espèces les plus susceptibles d’être affectées : les petites ou les grandes? Est-il encore possible de changer la situation et d’augmenter la conscience de la population sur le besoin de construire des routes sécuritaires pour les usagers de la route et pour la faune?

En 2016, la Société pour la nature et les parcs du Canada, section Vallée de l'Outaouais (SNAP-VO) a démarré une étude écologique de l’impact du réseau routier du Parc de la Gatineau sur la faune locale. Il s’agit d’une étude de 2 ans et SNAP-VO est maintenant à la recherche de bénévoles prêts à aider pour collecter les données le long de l’autoroute 5. Cette aide implique de rapporter au SNAP-VO tout animal mort observé sur le bord de la route avec les coordonnées géographiques et une description de la zone (forêt, marais, milieux humides etc.) où il a été retrouvé. Si possible et si le bénévole est à l'aise avec cette idée, les animaux rapportés devraient être retirés de la route pour éviter qu’ils ne soient comptés plusieurs fois. Les animaux considérés pour cette étude sont les oiseaux, les mammifères, les amphibiens et les reptiles. L’aire à l’étude est le Parc de la Gatineau, la route du Lac Meech, Dunlop, la boucle nord de la promenade du Parc de la Gatineau et la route du Lac Fortune.

 

 

Si vous êtes intéressé, vous pouvez contacter Leah Viau, technicienne, au lviau@cpaws.org pour plus d’information. La première phase du rapport devrait être disponible prochainement. Une fois la deuxième phase du projet terminée, le rapport complet présentant les mesures d’atténuation sera complété.



 

La tique du cerf

 

Ixodes scapularis, que l’on appelle la tique du cerf, est une tique et on la retrouve de plus en plus au Québec. Elle est malheureusement connue pour piquer les animaux à sang chaud et de pouvoir transmettre aux humains plusieurs zoonoses telles la babésiose, l’ehrlichiose et bien sûr, la maladie de Lyme. C’est pourquoi il important de prendre certaines précautions avant et après vos promenades en forêt.

Reconnaître la tique du cerf

La tique du cerf est un insecte qui se reconnaît à sa tête et ses pattes noires ainsi qu’à son dos et son abdomen roussâtre. Elle mesure entre 1 et 3 mm et les femelles peuvent tripler de volume lorsqu’elles se gorgent de sang. Lorsqu’elles le font, elles prennent également une teinte grise bleutée et sont alors plus faciles à repérer.

Quoi faire pour éviter les tiques ?

Le plus simple est de porter un chapeau, des vêtements longs et clairs et des souliers fermés lors de vos sorties en forêt. Il est également fortement recommandé d’appliquer du chasse moustique contenant du DEET. Il est aussi très important d’inspecter votre corps, celui de vos enfants et de vos animaux de compagnie au retour d’une sortie en forêt ou en milieu sauvage.

Quoi faire en cas de tique?

Si vous trouvez une tique sur vous ou vos enfants, vous devez la retirer avec soin (voir la section suivante) et la conserver dans un petit contenant hermétique (idéalement un petit pot de pilules). Vous devez également prendre en note l’endroit, la partie du corps et la date où vous avez été piqué. Ses informations pourraient être importantes si vous avez à consulter un médecin. Une fois la tique retirée, lavez-vous immédiatement les mains et la région de la piqure avec de l’eau et du savon et consulter info santé au 811.

Dans le cas d’un chien ou d’un chat, vous pouvez amener la tique à votre vétérinaire. Certains vétérinaires offrent le service d’analyse de tiques pour la détection des maladies.

 

Comment retirer une tique de manière sécuritaire?

1.    Avec une pince fine, pincez délicatement, mais fermement la tête de la tique sans l’écraser ni la tourner. PRENER GARDE DE NE PAS PRESSER L'ABDOMEN DE LA TIQUE ce qui augmenterait les risques de transmission de maladies.

2.    Avec fermeté et douceur, tirer de manière continue vers le haut jusqu’à ce que la tique se détache. Si la tête reste attachée, retirer là ensuite.

3.    Mettez la tique dans un contenant hermétique.

4.    Lavez vos mains et la région piquée avec de l’eau et du savon.

 

Tiques observées aux endroits suivant (été 2017) :

-          Le long de la voie ferrée près de Larrimac

 

Vous pouvez signaler vos observations (avec photos) à environnement@chelsea.ca»


 

Liens utiles

https://canlyme.com/fr/notions-de-base-sur-la-maladie-de-lyme/identifica...

https://canlyme.com/fr/notions-de-base-sur-la-maladie-de-lyme/extraction...

https://www.ville.gatineau.qc.ca/portail/default.aspx?p=sante_publique_q...

http://sante.gouv.qc.ca/problemes-de-sante/maladie-de-lyme/


 

 



 

Vivre en harmonie avec l’ours noir




Les ours ont besoin d’une bonne dose de nourriture afin de se faire des réserves suffisantes pour passer l’hiver. La nourriture humaine représente une source concentrée et énergétique. Si la nourriture est facile à obtenir, l’ours perdra graduellement sa peur face aux humains et pourrait devenir un cas problème.


Les ours noirs peuvent être attirés par :

  •  Mangeoires d’oiseaux
  •  Grilles de BBQ mal nettoyées
  •  Nourriture pour animaux domestiques laissée à l’extérieur
  •  Arbres fruitiers et petits fruits
  •  Jardins

Ces sources de nourriture peuvent paraître anodines, mais elles sont assez importantes pour attirer les ours sur votre propriété et faire en sorte qu’ils restent dans les environs.
Le ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF) du Québec n’ira pas installer une cage afin de déplacer un ours tant que les sources de nourriture mentionnées ci-haut n’ont pas été éliminées.

 

Vidéo démontrant un ours à Chelsea qui démoli une mangeoire pour oiseaux


Les ordures ménagères :

La collecte des ordures ménagères à Chelsea se fait en alternance toutes les deux semaines. C’est-à-dire, une semaine la collecte des ordures ménagères et l’autre les déchets recyclables. Cette pratique permet d’atteindre plus rapidement nos objectifs environnementaux.

L’odeur des ordures ménagères peut cependant attirer les ours. Il est donc très important de s’assurer de mettre vos déchets dans un contenant hermétique, tel qu’il a été stipulé à l’article 4 du règlement sur l’enlèvement des vidanges à Chelsea.

 

Nos recommandations :

  •  Mettre vos ordures dans un bac roulant de 360 L
  •  Sortir vos déchets justes avant la collecte
  •  Entreposer les poubelles ou bacs dans un endroit fermé
  •  En absence de garage ou de remise, construire une boîte à déchets capable d’accommoder les bacs de 360 L
  •  Neutraliser les odeurs à l’aide de chaux dolomitique

 

Soyez vigilants lors de vos promenades :

 

Lorsque vous vous promenez dans des endroits fréquentés par les ours, soyez vigilants. Avertissez-les de votre présence en parlant, chantant, sifflant ou portant une clochette à ours.

 

Si vous rencontrez un ours :

  •  Restez calme.
  •  Ne criez pas et ne faites pas de mouvements brusques. Parlez- lui doucement.
  •  Laissez-lui toujours un corridor de fuite.
  •  Ne vous enfuyez pas en courant. La course peut encourager l’ours à vous suivre et à vous prendre pour une proie.
  •  Évitez de le regarder dans les yeux.
  •  Reculez lentement tout en le gardant à l’oeil pour connaître sa position.
  •  S’il avance, jetez des objets devant vous pour le distraire.

 

En cas d’attaque :

  • Il est recommandé de ne PAS faire le mort avec l’ours noir. Soyez prêt à lui faire face en cas d’attaque.
  • Si l’ours attaque, défendez-vous avec tout ce qui vous tombe sous la main : roches, bâton, rame, hache, etc. Haussez la voix, criez et gesticulez, car vous devez l’impressionner.

 

Renseignements

 

www.mrnf.gouv.qc.ca
Service aux citoyens
1-866-248-6936

 

Rôle de la municipalité :

  • Transmettre l’information concernant les ours noirs.
  • Faire le suivi au niveau des procédures à suivre.
  • Maintenir le contact avec la Commission de la Capitale Nationale (CCN) et le MRNF au sujet de divers dossiers, incluant celui des ours importuns.

Ce n’est cependant pas le rôle de la municipalité d’intervenir au niveau du trappage et de la relocalisation des ours noirs importuns.


Sources:

  • Vivre en harmonie avec l’ours noir (Brochure Ours 2008)
  • Quoi faire lorsque vous apercevez un animal sauvage (cougar_fr_000)